Calligraphie à Marrakech : quand quelques traits racontent une histoire
Dernière mise à jour : 7 sept.
Il existe des rencontres que l’on ne programme pas vraiment. On pense venir découvrir un art. On repart avec beaucoup plus.
À Marrakech, Diane s’est assise face à un homme dont les mains racontent une histoire : celle de la calligraphie, du geste transmis et du temps que l’on accepte enfin de prendre.
Avant de tracer la première lettre, il lui a fallu découvrir le calame, comprendre comment le tenir, observer les pigments, écouter l’origine des différentes écritures et surtout… regarder le maître faire.

Puis est venu le premier point. Le premier trait. La première lettre.
Le geste paraît simple lorsqu’on regarde le maître. Il l’est beaucoup moins lorsque le calame passe entre vos mains.
Diane découvre alors qu’en calligraphie, rien ne se précipite. L’inclinaison du calame, la pression de la main, la quantité d’encre, le mouvement du poignet : chaque détail compte.
Le maître guide sans faire à sa place. Il corrige un geste, montre à nouveau, laisse recommencer. Peu à peu, ce qui ressemblait à quelques traits prend une autre dimension.
On n’apprend plus seulement à écrire. On apprend à ralentir.
Et c’est peut-être cela que nous avons aimé dans cette rencontre. À Marrakech, derrière une porte, au détour d’une ruelle, certains savoir-faire ne se regardent pas derrière une vitrine. Ils se transmettent encore d’une personne à une autre.
C’est cette expérience que nous avons choisie d’intégrer à Ride Fa’rah : non pas simplement vous montrer Marrakech, mais vous permettre de rencontrer ceux qui font encore battre son cœur.





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